Une blanche oubliée dans un accord parfait
Que ta main créatrice vite tracerait,
Qu'une larme en coulant effacerait un soir.
Je voudrais me vêtir du bois d'un piano droit
Pour sentir la pression de tes doigts passionnés
Et être sous ta plume le pâle papier
Que tu couvrirais d'encre, de rêves et d'émois.
Je voudrais parler des orchestres le langage,
Celui que tu comprends, celui que tu chéris
Te suivre en secret dans l'onirique voyage
Qui te berce et t'endors, t'enlève et te ravit.
Je voudrais exister là où tu t'es créé
En La bémol mineur une réalité.
